Publié dans Lettres ouvertes

Une multitude d’organismes qui ont peu d’effets sur le développement économique

Le gouvernement du Québec, depuis de nombreuses années, appuie financièrement la création d’organismes à but non lucratif voués à la promotion du développement économique et de l’entrepreneuriat de même qu’au transfert technologique.

Conçus au départ pour répondre à un besoin précis et ponctuel, ces organismes se sont maintenus en place même si on en créait toujours de nouveaux. Cette sédimentation a conduit à la prolifération d’organismes que l’on observe aujourd’hui, chacun tentant d’occuper une niche précise, mais constituant globalement une mosaïque complexe, diffuse et très difficile à comprendre.

Sur le seul territoire de la ville de Québec, une étude réalisée par la FCCQ en 2012 a identifié 44 organismes intervenant dans l’aide aux entreprises. Ces organismes employaient au total 650 personnes.

Les crédits consacrés au financement de ces organismes proviennent généralement des ministères à vocation économique. Autrement dit, l’argent dirigé vers cette « bureaucratie parallèle » est de l’argent destiné au développement qui ne se rend pas directement dans les entreprises pour soutenir leurs projets de croissance.

Il y a d’évidents dédoublements, d’une part, entre le mandat de certains ministères et celui de ces organismes et, d’autre part, entre ces organismes eux-mêmes. Une rationalisation s’impose dans cette « industrie de l’aide aux entreprises et au développement économique ».

La FCCQ, dans le cadre de l’exercice de révision permanente des programmes, a proposé au gouvernement une stratégie en deux temps qui permettrait de mettre un peu d’ordre dans ce capharnaüm.

Dans un premier temps, le gouvernement identifierait dans chaque région l’organisme principal chargé du mandat de promotion du développement économique et de l’entrepreneuriat. Il identifierait selon le même procédé l’organisme régional chargé du transfert technologique. Il accorderait à ces organismes régionaux les moyens de réaliser correctement leur mandat.

Dans un deuxième temps, le gouvernement appliquerait à l’ensemble des autres organismes une réduction du soutien gouvernemental de l’ordre de 40 à 50 %. Cela devrait permettre le regroupement d’organismes apparentés ou leur intégration à l’organisme régional principal.

Pour ce qui est des centres locaux de développement (CLD), ils seraient recentrés sur leur mission de base : aide au démarrage et au développement des PME. Ils arrêteraient de financer l’élaboration de plans stratégiques dans les municipalités, des festivals et des activités de formation de la main-d’œuvre. Dans certaines régions, les CLD cesseraient de recruter des membres et d’organiser des galas d’entrepreneurs, concurrençant ainsi les chambres de commerce sur leur base de financement. On pourrait aussi réduire leur nombre, surtout dans la région métropolitaine de Montréal, et abolir les corporations de développement économique communautaire (CDEC) qui jouent à peu près le même rôle.

Va-t-on affaiblir le développement régional en se privant de ces organismes? Si l’on maintient dans chaque région des organismes forts capables d’exercer une véritable influence sur le développement régional, nous serons gagnants. Il faut cesser de croire qu’un organisme minuscule, qui passe plus de la moitié de son temps à chercher du financement, a la crédibilité et les moyens d’action qui lui permettent de faire la différence en matière de développement d’une région. Le développement régional représente un défi important et pour le relever, il faut compter avant tout sur un petit nombre d’organisations fortes et crédibles plutôt que sur de multiples joueurs mineurs.

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