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STRATÉGIE NATIONALE SUR LA MAIN-D’ŒUVRE 2018-2023: Les entreprises ont besoin de travailleurs compétents et en nombre suffisant, dit la FCCQ

Par Stéphane Forget, MBA
Président-directeur général

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) considère que la Stratégie nationale sur la main-d’œuvre 2018-2023, rendue publique aujourd’hui, arrive à point nommé et est nécessaire devant l’ampleur du défi et des opportunités qui se dressent devant le Québec.

« Cette Stratégie et les moyens qu’elle entend déployer peuvent et doivent contribuer à notre enrichissement collectif. Il faut des actions concrètes, livrées avec conviction et fermeté, autrement le Québec se dirige inéluctablement vers une croissance plus faible », a commenté le président-directeur général de la FCCQ, Stéphane Forget.

La Stratégie découle d’une lecture commune de l’évolution récente et prévisible du marché du travail, tenant compte des besoins particuliers des PME. Elle comprend aussi des initiatives dans le but d’améliorer la flexibilité, l’agilité dans le développement des compétences et l’accès de la main-d’œuvre à la formation, notamment dans les régions.

La stratégie gouvernementale, à l’instar du plan de développement économique de la FCCQ intitulé Accélérer le rythme : six clés pour une richesse durable, souligne que le Québec connaît une bonne performance en matière de création d’emploi. Toutefois, la rareté de main-d’œuvre que l’on connaissait récemment a atteint le stade de pénurie dans plusieurs régions et constitue une embûche majeure pour le développement économique. À cet égard, la FCCQ considère que la Stratégie aurait pu aller plus loin pour soutenir les entreprises. « Pour créer de la richesse, les entreprises ont besoin d’employés en nombre suffisant, dont les savoirs, savoir-faire et savoir-être correspondent aux besoins de l’économie du XXIe siècle. Voici posés les deux défis du Québec en matière de main-d’œuvre : la démographie et les compétences », souligne Stéphane Forget.

Des mesures attendues par les entreprises

Plusieurs des mesures proposées dans la Stratégie font écho à des propositions qui découlent des besoins des entreprises, dont la mobilité géographique professionnelle. La FCCQ tient à souligner l’objectif du gouvernement de rehausser le taux d’activité des travailleurs expérimentés. Cependant, il faut agir efficacement et rapidement, incluant de renforcer le report du départ à la retraite et d’inciter les employeurs à organiser le travail afin d’alléger les tâches de ces employés. « Un gouvernement ne peut certes pas décréter l’âge effectif de la retraite de chaque travailleur, mais il peut établir la norme à ce sujet et de puissants incitatifs, ce qui aurait des effets d’entraînement », mentionne Stéphane Forget.

La Fédération souligne la volonté d’améliorer la flexibilité et l’agilité dans le développement des compétences. L’impact qu’aura la 4e révolution industrielle dépend inévitablement des efforts d’adaptation, notamment au chapitre du développement des compétences de la main-d’œuvre. « Pour générer une plus grande richesse collective, le Québec a besoin d’une main-d’œuvre de qualité avec des compétences et des talents en lien avec les besoins des entreprises. », ajoute Stéphane Forget

La FCCQ a beaucoup travaillé sur la question de l’immigration et insiste que cette question est cruciale : la croissance économique du Québec, plus particulièrement celle de ses régions, passe par l’apport des travailleurs issus de l’immigration. L’accès à la déclaration d’intérêt des futurs immigrants est la meilleure approche, selon la FCCQ, pour arrimer les besoins des entreprises et les compétences des travailleurs immigrants, et doit être mis en œuvre le plus rapidement possible. La FCCQ propose aussi d’augmenter le seuil du nombre d’immigrants économiques de 10 000 personnes annuellement.

« Au cours des 15 prochaines années, la pénurie de main-d’œuvre constituera un des principaux goulots d’étranglement de notre croissance économique, particulièrement en région. La solution à ce problème sera plurielle : retenir sur le marché les travailleurs d’expérience, favoriser la mobilité géographique et professionnelle des travailleurs, mais également, miser davantage sur une main-d’œuvre venue d’ailleurs », poursuit Stéphane Forget. « Cela signifie en accueillir un plus grand nombre, en retenir plus au Québec et les intégrer mieux, en meilleure adéquation avec les besoins du marché du travail. Nous pouvons, nous devons faire mieux. »

Enfin, puisque pour s’améliorer, il faut se mesurer, la FCCQ note positivement les cibles définies, les indicateurs et la volonté de faire une reddition de comptes. Cette approche devrait également être implantée en matière de formation continue. Il importe ainsi de poursuivre les efforts avec les acteurs clés du marché du travail.

« Aucune nation n’a trop de talents et le Québec en compte énormément. Les entreprises du Québec sont aux prises avec un nombre grandissant de défis de productivité liés à la pénurie de main-d’œuvre. Une part de réussite reposera sur le fait que la stratégie nationale sera déployée de manière régionale, pour bien répondre aux spécificités de chaque région du Québec » conclut Stéphane Forget.

À propos de Stéphane Forget, MBA
Président-directeur général

Stéphane Forget est entré en fonction en tant que président-directeur général de la FCCQ en octobre 2016. Il s’est joint à la FCCQ en 2014, au poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique, ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Dans le cadre de ses fonctions à la FCCQ, M. Forget est membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif, à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec. Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal.

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