Publié dans Communiqués

Réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) : Une réforme importante qui arrive dans un moment inopportun

Par Charles Milliard
Président-directeur général

La nouvelle réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), annoncée aujourd’hui par le gouvernement du Québec arrive dans un contexte d’incertitude économique où les besoins futurs de main-d’œuvre sont difficiles à évaluer, constate la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

Même si les changements proposés semblent respecter davantage les besoins du marché du travail et pourraient permettre une meilleure intégration des immigrants, cette réforme arrive toutefois au mauvais moment. Alors que tous se questionnent sur l’état du marché du travail et l’ampleur de la reprise économique à venir, cette annonce apparait précipitée.

« Malgré nos questionnements face au moment choisi pour opérer une telle réforme dû à la situation actuelle, nous pensons que les modifications apportées à ce programme sont davantage en adéquation avec les besoins du marché du travail », précise Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ. « En effet, nous affirmions déjà à l’automne dernier que le meilleur indice d’intégration d’un immigrant résulte dans sa capacité à trouver un emploi de qualité et à le conserver. Les propositions faites aujourd’hui vont dans ce sens et nous tenions ainsi à les saluer. »

Nous soulignons également que la collaboration avec le gouvernement fédéral sera nécessaire pour allonger la durée des permis de travail, et ainsi permettre aux candidats à l’immigration d’accumuler l’expérience nécessaire à l’octroi d’un certificat de sélection du Québec.

De plus, compte tenu de la durée prolongée de l’expérience de travail dorénavant nécessaire, certaines mesures devront être prises afin de faciliter le recrutement, mais également la mobilité professionnelle des travailleurs étrangers temporaires.

« Puisque l’utilisation du PEQ sera plus difficile et que davantage d’immigrants devront passer par le programme régulier des travailleurs qualifiés, nous invitons le gouvernement à s’attaquer rapidement aux lacunes de ce système, spécifiquement quant au délai de traitement des demandes et à la grille de sélection qui n’a toujours pas été mise à jour, malgré l’implantation du système Arrima », a conclu Charles Milliard.

À propos de Charles Milliard
Président-directeur général

Charles Milliard est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec depuis janvier 2020. Gestionnaire chevronné, il a une longue expérience en affaires publiques, plus particulièrement dans le secteur pharmaceutique, de la santé et des sciences de la vie. Il a œuvré au sein du Groupe Uniprix durant 14 ans, occupant plusieurs responsabilités dans l’ensemble des fonctions de l’organisation. De 2013 à 2016, il y a occupé le rôle de vice-président exécutif du Groupe, ayant sous sa supervision la moitié des employés du siège social. Avant de se joindre à la FCCQ, il était vice-président, Santé, au sein du cabinet de relations publiques NATIONAL. Au fil des années, Charles Milliard a acquis une solide expérience en gestion d’enjeux stratégiques et financiers, en développement de stratégies politiques et gouvernementales, et a su développer d’importantes habiletés de leadership et de représentation publique des organisations.

Titulaire d’un baccalauréat en pharmacie et d’un certificat en économique de l’Université Laval, ainsi que d’un MBA de HEC Montréal, Charles Milliard est membre de l’Ordre des Pharmaciens du Québec. Chroniqueur santé à diverses émissions télé au cours des dernières années (Radio-Canada, TVA et V), il s’implique en outre à titre personnel au sein de plusieurs organismes culturels, notamment à titre de président du conseil d’administration du Festival TransAmériques et d’administrateur à l’Orchestre symphonique de Montréal, au Conseil des Arts de Montréal et à la Fondation Armand-Frappier.

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