Publié dans Communiqués

Refonte du système de collecte sélective : une opportunité de développement économique

Par Charles Milliard
Président-directeur général

Alors que le gouvernement a annoncé aujourd’hui des investissements de plus de 30 M$ pour la modernisation des centres de tri, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) y voit une opportunité de faire des centres de tri et des entreprises de recyclage des vecteurs de développement économique partout au Québec.

« La piètre qualité des matières recyclables triées nuit au développement de filières de réutilisation de ces intrants », commente Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ, qui salue cette volonté de modernisation. « On voit que plusieurs centres de tri, équipés à la fine pointe de la technologie, éprouvent moins de difficultés à trier efficacement les matières et à réduire la quantité de contaminants dans les ballots envoyés aux recycleurs. Il faudra aussi revoir le modèle d’affaires de certains centres de tri. »

Le marché local peut assurément bénéficier d’une qualité supérieure des matières recyclables. « Les possibilités de débouchés sont nombreuses et l’innovation peut mener à l’émergence de nouvelles solutions québécoises d’économie circulaire, pour des matériaux de construction, par exemple », poursuit Charles Milliard.

Voir la filière du recyclage pour accroître les exportations

Alors que plusieurs recycleurs à l’étranger demandent dorénavant des matières de meilleure qualité, le Québec aurait également tout avantage à développer de nouveaux marchés à l’international. « Les délégations québécoises à l’étranger pourraient contribuer à faire connaître ces débouchés, par exemple. En augmentant les revenus des centres de tri tirés de la revente des matières, ces installations pourront améliorer leurs processus et assurer une qualité toujours meilleure », souligne Charles Milliard.

Soutenir adéquatement les entreprises dans cette transformation

Les entreprises concernées adhèrent au principe de responsabilité élargie des producteurs (REP) et sont prêtes à collaborer à la mise en place d’un système performant de collecte sélective, tout en étant conscientes du défi colossal qui les attend.

« Il faudra que le soutien public adéquat soit au rendez-vous. Évidemment, nous souhaitons avoir des précisions dès que possible quant aux pénalités prévues concernant le respect des cibles, afin qu’elles n’ajoutent pas indûment de charges aux entreprises », ajoute Charles Milliard.

Accroître l’apport des centres de conditionnement du verre

« Il y aurait lieu d’inclure davantage les centres de conditionnement du verre dans le plan d’action gouvernemental 2019-2024. À la sortie des centres de tri, près des deux-tiers du verre trié servent de recouvrement pour les lieux d’enfouissement, alors que des entreprises valorisant le verre fonctionnent à 15 % de leur capacité et doivent même acheter de la matière première ! », déplore Charles Milliard.

La responsabilité élargie… de tous

« Que ce soit le gouvernement, les municipalités ou les acteurs concernés par la gestion des matières résiduelles, il faudra intensifier les efforts d’information quant aux meilleurs comportements à adopter pour une bonne utilisation de la collecte sélective, autant auprès des citoyens que des industries, commerces et institutions, les ICI. Ainsi, les pertes seront davantage limitées et la quantité de matières recyclables réutilisées sera nettement supérieure, au bénéfice de la planète et de l’économie québécoise », conclut Charles Milliard.

À propos de Charles Milliard
Président-directeur général

Charles Milliard est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec depuis janvier 2020. Gestionnaire chevronné, il une longue expérience en affaires publiques, plus particulièrement dans le secteur pharmaceutique, de la santé et des sciences de la vie. Il a œuvré au sein du Groupe Uniprix durant 14 ans, occupant plusieurs responsabilités dans l’ensemble des fonctions de l’organisation. De 2013 à 2016, il y a occupé le rôle de vice-président exécutif du Groupe, ayant sous sa supervision la moitié des employés du siège social. Avant de se joindre à la FCCQ, il était vice-président, Santé, au sein du cabinet de relations publiques NATIONAL. Au fil des années, Charles Milliard a acquis une solide expérience en gestion d’enjeux stratégiques et financiers, en développement de stratégies politiques et gouvernementales, et a su développer d’importantes habiletés de leadership et de représentation publique des organisations.

Titulaire d’un baccalauréat en pharmacie et d’un certificat en économique de l’Université Laval, ainsi que d’un MBA de HEC Montréal, Charles Milliard est membre de l’Ordre des Pharmaciens du Québec. Chroniqueur santé à diverses émissions télé au cours des dernières années (Radio-Canada, TVA et V), il s’implique en outre à titre personnel au sein de plusieurs organismes culturels, notamment à titre de président du conseil d’administration du Festival TransAmériques et d’administrateur à l’Orchestre symphonique de Montréal, au Conseil des Arts de Montréal et à la Fondation Armand-Frappier.

  1. Source : L’Hebdo du St-Maurice  Photo de gauche à droite : Geneviève Racine, Philippe Nadeau, Directeur général du DigiHub, Kathy Megyery, Vice-présidente stratégie et affaires économiques de la FCCQ, Indira Moudi, Vice-présidente de la CCIS et Luc Arvisais, Directeur – Développement économique, Ville de Shawinigan
  2. « Alors que la crise ferroviaire perdure, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et le Regroupement des Chambres de Commerce de la Mauricie (RCCM) demandent l’intervention des gouvernements afin de dénouer l’impasse et de faire libérer les voies des trains de marchandises et de passagers. » Source : Le Nouvelliste 
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