Publié dans Lettres ouvertes

Redresser les finances publiques : nous n’avons pas le choix

Le gouvernement du Québec a entrepris d’assainir les finances publiques. Il coupe les dépenses administratives, réduit certains services, augmente quelques tarifs et cherche à ne pas alourdir la dette. En même temps, le gouvernement s’active à stimuler l’économie qui fonctionne au ralenti depuis plusieurs années.

Bref, le gouvernement se comporte comme on le fait dans nos familles et nos entreprises quand le budget ne balance pas : on réduit un peu son train de vie en attendant que notre salaire ou les bénéfices de l’entreprise augmentent.

On peut certes critiquer le gouvernement pour le choix des mesures de compression. Mais on devrait au moins convenir, entre gens raisonnables, que nous n’avons pas le choix, que nous devons vivre selon nos moyens.

Or, nous assistons à une attaque systématique sur trois fronts :

  1. Toute tentative de réduction des dépenses est vertement condamnée par des gens qui annoncent une série de fins du monde. Le gouvernement tout entier est devenu intouchable comme si tout était absolument essentiel et fonctionnait parfaitement.
  2. Les projets majeurs de développement économique, dont la réalisation apporterait un peu d’oxygène aux finances publiques, sont tous dénigrés et rejetés avec la même vigueur. Aucun projet minier, énergétique ou industriel ne trouve grâce aux yeux des mêmes opposants au processus de rétablissement des finances de l’État. On ne pourra tout de même pas développer l’économie du Québec uniquement avec les jeux vidéo, le bixi et l’économie sociale.
  3. Les mêmes opposants réclament des dépenses accrues en éducation, en santé, en mesures de financement des organismes communautaires et en interventions de nature sociale et culturelle.

Ces raisonnements conduisent à l’impasse totale. On ne peut pas s’opposer à tout et réclamer dans la même clameur d’indignation des centaines de millions de nouvelles dépenses. Cela conduit à l’augmentation du déficit et à l’alourdissement de la dette, ce qui revient à refiler la facture aux jeunes et aux futures générations. On ne peut pas être irresponsable à ce point.

Car le Québec a une dette accumulée de 198 milliards de dollars, ce qui équivaut à 54,3 % du PIB. Cette année, nous devons débourser 8,6 milliards de dollars simplement pour payer les intérêts de cette dette. Cela représente 11,5 % des dépenses totales du gouvernement!   Et les taux d’intérêt sont très bas. Imaginez ce qu’il nous en coûtera à la prochaine hausse des taux d’intérêt.

Faire le ménage dans les finances publiques, ce n’est pas idéologique. C’est une obligation incontournable.

Les gouvernements endettés ou qui accumulent des déficits annuels à répétition sont incapables d’offrir durablement à leurs citoyens des services de qualité. Ailleurs dans le monde, on peut observer des gouvernements qui refusent d’adopter les mesures correctrices; ils assistent impuissants à la diminution du niveau de vie de leurs concitoyens et de la qualité des services. On voit d’autres gouvernements qui, confrontés aux mêmes défis que nous, prennent le taureau par les cornes, révisent leurs façons de faire, se ressaisissent et retrouvent leurs moyens d’action. C’est l’option que nous privilégions pour le Québec.

Nous avons les moyens de nous ressaisir pour que l’État soit en mesure d’affronter l’avenir avec confiance.

  1. La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) est satisfaite des changements apportés au Règlement sur l’immigration au Québec en regard au Programme de l’expérience québécoise (PEQ), présentés aujourd’hui par la ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Mme Nadine Girault. Le gouvernement semble avoir pris bonne note de plusieurs des commentaires... En savoir plus
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