Publié dans Communiqués

Projet de loi no 44 : le Fonds d’électrification et de changements climatiques doit être un vecteur de développement économique

Par Charles Milliard
Président-directeur général

Lors de sa présentation à l’Assemblée nationale du Québec, plus tard aujourd’hui, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) soulignera que la transition énergétique devrait permettre de créer des opportunités d’affaires et d’innovation, tout en soutenant les entreprises dans la lutte aux changements climatiques.

La FCCQ souhaite, entre autres, que le gouvernement maintienne un mécanisme de reddition de compte transparent et indépendant du ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques. Cela évitera de répéter le scénario passé, alors que le Commissaire au développement durable a observé des manquements dans la gestion du Fonds vert.

« L’abolition du Conseil de gestion du Fonds Vert soulève des questions quant à la reddition de compte de la gestion du Fonds. Pour nous, cette structure permettait concrètement d’avoir une saine obsession pour les programmes performants », soutient Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.

L’analyse des 185 mesures du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, dévoilée en décembre 2018 par le Conseil, répondait aux demandes passées de la FCCQ d’avoir une telle évaluation, car les programmes performants étaient identifiés ainsi que ceux qui ne répondaient pas aux attentes.

Abolition de Transition Énergétique Québec

La FCCQ avait applaudi la création de Transition Énergétique Québec, soulignant que l’organisme permettait d’avoir plus de flexibilité et d’agilité dans les programmes de transition énergétique.

« Il serait préférable de maintenir Transition Énergétique Québec en place. Cette société d’État est appréciée des entreprises, puisqu’elle permettait un accompagnement des parties prenantes et une rapidité dans les approbations, ainsi qu’une prévisibilité dans les programmes retrouvés sur une base pluriannuelle », explique Charles Milliard. « Si le ministre maintient l’idée de créer des comités consultatifs, il devrait y avoir une représentativité significative d’acteurs du secteur industriel et des entreprises parmi les membres. »

Une vision plurielle de la transition énergétique

Le nouveau Plan d’électrification et de changements climatiques devra non seulement resserrer le nombre de mesures pour assurer leur efficacité, mais également faire une place à une pluralité énergétique répondant aux besoins des entreprises et aux réalités des régions.

« Malgré l’importante et nécessaire place de l’électricité dans la transition énergétique, elle ne peut à elle seule combler tous les besoins énergétiques du Québec », ajoute Charles Milliard. « Pour la FCCQ, dans un contexte où les hydrocarbures ne peuvent encore être totalement remplacés, la nécessaire transition énergétique doit inclure des sources d’énergie plus propres, telles que le gaz naturel et le gaz naturel renouvelable, la biomasse forestière, l’énergie solaire, le propane ou l’hydrogène, en complément à la stratégie d’électrification. »

« Les entreprises ont exprimé et démontré au fil des années une volonté d’améliorer leurs performances sur le plan environnemental, mais de façon pragmatique et en lien avec leurs capacités technologiques et financières. Dans le but de les aider à être plus productives, il faut donner un meilleur accès à du financement pour celles qui désirent améliorer leur équipement ou innover dans le but de réduire leurs émissions de GES », conclut Charles Milliard.

Le mémoire de la FCCQ sur le projet de loi n°44, peut être consulté ici.

À propos de Charles Milliard
Président-directeur général

Charles Milliard est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec depuis janvier 2020. Gestionnaire chevronné, il une longue expérience en affaires publiques, plus particulièrement dans le secteur pharmaceutique, de la santé et des sciences de la vie. Il a œuvré au sein du Groupe Uniprix durant 14 ans, occupant plusieurs responsabilités dans l’ensemble des fonctions de l’organisation. De 2013 à 2016, il y a occupé le rôle de vice-président exécutif du Groupe, ayant sous sa supervision la moitié des employés du siège social. Avant de se joindre à la FCCQ, il était vice-président, Santé, au sein du cabinet de relations publiques NATIONAL. Au fil des années, Charles Milliard a acquis une solide expérience en gestion d’enjeux stratégiques et financiers, en développement de stratégies politiques et gouvernementales, et a su développer d’importantes habiletés de leadership et de représentation publique des organisations.

Titulaire d’un baccalauréat en pharmacie et d’un certificat en économique de l’Université Laval, ainsi que d’un MBA de HEC Montréal, Charles Milliard est membre de l’Ordre des Pharmaciens du Québec. Chroniqueur santé à diverses émissions télé au cours des dernières années (Radio-Canada, TVA et V), il s’implique en outre à titre personnel au sein de plusieurs organismes culturels, notamment à titre de président du conseil d’administration du Festival TransAmériques et d’administrateur à l’Orchestre symphonique de Montréal, au Conseil des Arts de Montréal et à la Fondation Armand-Frappier.

  1. Source : L’Hebdo du St-Maurice  Photo de gauche à droite : Geneviève Racine, Philippe Nadeau, Directeur général du DigiHub, Kathy Megyery, Vice-présidente stratégie et affaires économiques de la FCCQ, Indira Moudi, Vice-présidente de la CCIS et Luc Arvisais, Directeur – Développement économique, Ville de Shawinigan
  2. « Alors que la crise ferroviaire perdure, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et le Regroupement des Chambres de Commerce de la Mauricie (RCCM) demandent l’intervention des gouvernements afin de dénouer l’impasse et de faire libérer les voies des trains de marchandises et de passagers. » Source : Le Nouvelliste 
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