Publié dans Communiqués

PLAN D’IMMIGRATION DU QUÉBEC 2019. Il faut compenser la réduction des seuils par une sélection plus efficace des immigrants économiques, soutient la FCCQ

Par Stéphane Forget, MBA
Président-directeur général

En accord avec l’objectif de bien intégrer les immigrants, la FCCQ croit que le seuil proposé dans le Plan d’immigration du Québec, déposé aujourd’hui par le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, doit être temporaire. Pour éviter d’exacerber la pénurie de main-d’œuvre par la réduction du nombre d’immigrants accueillis chaque année au Québec, le gouvernement québécois doit accélérer le processus afin d’analyser prioritairement les candidatures appuyées par un employeur québécois, lorsqu’elles répondent aux critères de sélection, affirme la FCCQ.

« Nous accueillons favorablement la volonté du gouvernement d’améliorer le processus de sélection des candidats à l’immigration économique et d’accélérer l’arrivée de ceux-ci, pour mieux répondre aux besoins du marché du travail », souligne Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ. « Les travailleurs issus de l’immigration contribuent activement au développement économique et social du Québec, de même qu’à atténuer l’impact de la pénurie de main-d’œuvre en faisant partie de la solution avec d’autres groupes, comme les jeunes diplômés et les travailleurs expérimentés. Il est donc essentiel que ces candidats répondant aux critères puissent immigrer rapidement, alors que le Québec en a besoin. »

Pour la FCCQ, la réduction du nombre de nouveaux arrivants de la catégorie d’immigration économique doit être compensée par l’accélération du processus, déjà amélioré par l’entrée en vigueur de la nouvelle mouture de la Loi sur l’immigration, l’été dernier, instituant entre autres un système de déclaration d’intérêt des candidats à l’immigration. Pour faciliter l’embauche, les employeurs souhaitent pouvoir accéder rapidement à leur profil afin de contribuer à leur intégration.

« La sélection des immigrants économiques doit se faire sur la base de l’employabilité et non en fonction du niveau de formation académique », poursuit Stéphane Forget. « Il importe de donner priorité aux candidatures qui détiennent une offre d’emploi en bonne et due forme. »

À l’instar du gouvernement, la FCCQ croit que les efforts d’intégration et de francisation doivent être améliorés. « Il est démontré que l’emploi est un facteur important pour l’intégration d’un individu et que la personne apprend le français plus rapidement en milieu de travail », rappelle Stéphane Forget. « Notre programme Un emploi en sol québécois a permis à des immigrants arrivés depuis moins de cinq ans de trouver un emploi dans leur domaine d’expertise au sein d’une entreprise située dans une région québécoise. » Un candidat qui aurait une offre d’emploi d’une entreprise hors de la région montréalaise devrait ainsi voir sa candidature analysée prioritairement, afin qu’il puisse répondre rapidement aux besoins de main-d’œuvre des régions du Québec.

« Améliorer la sélection et accélérer le rythme d’accueil serait une forme de compensation pour la réduction des seuils à court terme. La position du gouvernement, et je pense que le gouvernement en est très conscient, ne pourra pas durer en raison de la décroissance de la population en âge de travailler, depuis 2014 », conclut Stéphane Forget.

À propos de Stéphane Forget, MBA
Président-directeur général

Stéphane Forget est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. À la FCCQ depuis 2014, il a d’abord occupé le poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif,  à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec.

Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal  (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal.

Monsieur Forget est membre du Conseil et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

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