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Plan de relance touristique – Un pas dans la bonne direction, mais des inquiétudes demeurent, selon la FCCQ

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) se réjouit de l’annonce d’une aide de 753 millions $ du gouvernement du Québec pour soutenir les entreprises du secteur du tourisme et préserver les centaines de milliers d’emplois qu’elles génèrent. Afin d’encourager un maximum de Québécois à visiter toutes les régions du Québec, le gouvernement offrira cet été une gamme de rabais et aidera financièrement les entreprises touristiques.

L’industrie touristique emploie 400 000 personnes au Québec et rapporte 2G$ de recettes fiscales. Les 30 000 entreprises touristiques sont des moteurs économiques et des employeurs partout sur le territoire québécois. Ces entreprises ont été touchées très tôt et durement par la crise actuelle, et elles seront malheureusement parmi les plus affectées dans les prochains mois, voire les prochaines années.

Destination Canada estime que les pertes financières liées à la crise COVID-19 pourraient s’élever à plus de 11 G$ pour l’industrie québécoise du tourisme. C’est une situation qui nécessitait un important effort gouvernemental. Nous sommes satisfaits des sommes annoncées par le gouvernement aujourd’hui.

– Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ

Une préoccupation sur le niveau d’endettement des entreprises touristiques

Bien que cette contribution financière soit attendue par l’industrie depuis le début de la crise de la COVID-19, la FCCQ constate qu’il faudra surveiller de très près le niveau d’endettement des entreprises touristiques. En effet, les sommes annoncées seront distribuées principalement sous la forme de prêts, via une bonification du Programme d’action concertée temporaire (PACTE), ce qui pourrait devenir intenable pour bon nombre d’entreprises à moyen ou à long terme.

Le gouvernement est très préoccupé par la crise de liquidité que vivent les entreprises dans le secteur touristique et la FCCQ partage cette inquiétude. La bonification du PACTE de 446 millions est donc une bonne nouvelle, mais il faudrait s’assurer d’une flexibilité importante quant aux modalités entourant les prêts et les garanties de prêt, dans un contexte où bon nombre de ces entreprises auront contracté des dettes importantes causées par cette crise sanitaire.

« Le retour à la normale pour ce secteur ne se fera pas avant de nombreuses années, fort possiblement. Nous souhaitons donc voir le gouvernement explorer les possibilités de verser une aide d’urgence aux entreprises, qui permettrait notamment à celles-ci de payer leurs frais fixes. L’annonce d’aujourd’hui est un pas dans la bonne direction, mais des mesures additionnelles seront nécessaires dans un avenir rapproché pour préserver la santé économique de cette industrie », a ajouté Charles Milliard.

Prolongation de la subvention salariale

Par ailleurs, la FCCQ tient à rappeler l’importance de prolonger la subvention salariale, qui demeure un outil clé pour le secteur. La prolongation de cette mesure par le gouvernement fédéral est essentielle pour assurer le maintien des emplois dans l’industrie étant donné le temps que prendra la reprise dans ce secteur.

Des allègements réglementaires toujours nécessaires

Par ailleurs, la FCCQ prend acte de la décision du gouvernement de permettre aux artisans transformateurs et aux fermes agrotouristiques de recommencer à recevoir des visiteurs à partir du 19 juin. Elle note cependant que de nombreuses incohérences réglementaires empêchent toujours le développement de ce secteur d’activité. En premier lieu, la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles doit être amendée afin de reconnaître formellement l’agrotourisme. La Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) chargée de faire respecter la Loi, utilise des critères trop restrictifs pour évaluer les projets touristiques en zone agricole, ce qui nuit aux projets de développement et d’investissement.

L’agrotourisme représente un secteur de développement économique de choix dans de nombreux pays et le Québec aurait aussi un fort potentiel à exploiter. Il est cependant présentement limité par des mesures réglementaires désuètes. Notamment, la règlementation en vigueur qui ne permet pas à un producteur de vendre son produit sur place si celui-ci est supérieur à un taux de 20% d’alcool, ainsi que les normes en matière d’étiquetage des produits alcoolisés pour le tourisme gourmand, qui nuisent aux producteurs.

– Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ

  1. Alors que le gouvernement du Québec vient d’annoncer le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics fermés, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) est préoccupée par les pénalités que pourraient subir les entreprises.   À partir du 18 juillet, le port du masque devra être obligatoire dans tous les lieux publics fermés, incluant... En savoir plus
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