Publié dans Communiqués

PL 27 sur Investissement Québec : pour une meilleure force de frappe, des résultats concrets et mesurés, partout au Québec

Par Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

La mise en commun de la force de frappe d’Investissement Québec et du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) représente une opportunité à saisir pour le développement économique du Québec et de ses régions, dira la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) en commission parlementaire sur le projet de loi no 27, cet après-midi à l’Assemblée nationale. La FCCQ présentera des recommandations, dont celles d’améliorer les mesures de performances des investissements et d’inclure les perspectives économiques régionales dans les décisions d’investissement.

« En centralisant l’offre de services pour l’obtention d’une aide financière, l’accompagnement pour l’ouverture de nouveaux marchés ou l’amélioration de la productivité, les entreprises du Québec devraient bénéficier d’un meilleur soutien », commente Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

Favoriser l’innovation pour stimuler la productivité

Pour la FCCQ, l’occasion est bonne pour favoriser l’accroissement de la productivité des entreprises en tirant parti des opportunités liées à l’innovation.

« Une piste importante de solution passe de notre point de vue, par des zones d’innovation axées sur le développement et la commercialisation de nouveaux produits, en misant sur la collaboration entre la recherche universitaire et les entreprises, avec l’appui des gouvernements. Le projet de loi 27 peut contribuer grandement à rencontrer les conditions de succès », explique Stéphane Forget.

« Nous suggérons également que le gouvernement s’assure de mettre en place les mesures législatives et réglementaires visant la mise en œuvre des conditions nécessaires au succès des zones d’innovation. » Parmi celles-ci, la FCCQ demande l’introduction de mesures qualitatives dans les appels d’offres gouvernementaux, afin de favoriser l’innovation, le développement durable et l’expertise, entre autres, au lieu de la simple notion du plus bas prix.

Accompagner et faire grandir les entreprises

« Plusieurs entreprises ont depuis longtemps exprimé la difficulté de se retrouver dans le dédale des programmes gouvernementaux d’aide aux entreprises, notamment dans les domaines d’aide à l’entrepreneuriat et à l’exportation », souligne Stéphane Forget. La FCCQ recommande qu’Investissement Québec compte, parmi ses effectifs, des ressources possédant des compétences dans différentes fonctions de gestion, par exemple en ressources humaines ou en mise en marché, sans perdre l’expertise en finances et en économie.

« Avec une optimisation des talents et des compétences, notamment à l’étranger, Investissement Québec pourrait faire un démarchage mieux structuré auprès de sociétés étrangères, donnant lieu à plus de décisions d’investissement », précise Stéphane Forget.

L’accompagnement des entreprises doit aussi promouvoir l’exportation, selon la FCCQ. « C’est plus un changement culturel qu’il convient de viser : beaucoup plus d’entreprises québécoises doivent faire leurs premiers pas sur les marchés extérieurs, au point que cela ne soit plus une marque d’audace, mais un réflexe », poursuit Stéphane Forget.

Des mesures de performances visant l’atteinte des résultats escomptés

La FCCQ salue également la création, au sein du MEI, du Fonds pour la croissance des entreprises comme instrument pour les entreprises québécoises à caractère stratégique. Elle recommande cependant, dans son mémoire, que le législateur inscrive dans la loi l’obligation de rendre compte, rétrospectivement, du degré avec lequel les investissements et les emplois, annoncés au moment des interventions financières, se sont avérés.

Une place accrue pour les entreprises et les instances régionales

Puisque les comités de développement régionaux auront le mandat de favoriser l’élaboration de projets, la FCCQ soutient que les membres de ces comités devront être en mesure de discuter avec des promoteurs de projets, de bien comprendre les forces régionales et les créneaux d’excellence de leur coin de pays. « Il faudra également tenir compte des secteurs industriels dominants de la région, des secteurs émergents ou des possibilités de développement selon l’offre territoriale et le positionnement géographique », ajoute Stéphane Forget. La FCCQ souhaite qu’Investissement Québec priorise, dans ses nominations aux comités de développement régionaux, l’expertise économique sur la représentativité politique ainsi que la présence d’acteurs économiques régionaux.

La FCCQ rappelle enfin l’importance de ne pas multiplier inefficacement les structures existantes rencontrant des missions similaires. « Pour assurer le succès de cette réforme, la complémentarité avec l’offre de soutien dans les secteurs privés et institutionnels sera essentielle », conclut Stéphane Forget.

Le mémoire de la FCCQ sur le projet de loi no 27, intitulé Le Québec doit se donner les moyens d’amener l’économie plus loin est disponible ici.

À propos de Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

Stéphane Forget est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. À la FCCQ depuis 2014, il a d’abord occupé le poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif,  à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec.

Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal  (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal. Au printemps 2019, il a obtenu la désignation d’administrateur de sociétés certifié (ASC).

Monsieur Forget est membre du Conseil et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

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