Publié dans Lettres ouvertes

Penser comme les Norvégiens

Il semble bien qu’il y ait du pétrole en Gaspésie, à l’île d’Anticosti et dans le golfe du Saint-Laurent.

On s’interroge à juste titre sur l’impact environnemental d’une éventuelle exploitation du pétrole dans le territoire maritime, surtout en cas de déversement dans les eaux du golfe, ce qui serait néfaste à la pêche et au tourisme.

D’autres pays côtiers ont été confrontés au même dilemme. Ce fut notamment le cas de la Norvège, dont la population est de 5 millions d’habitants. Ce pays est une nation maritime depuis presque 2 000 ans. Les Norvégiens et leurs ancêtres vikings ont été des travailleurs de la mer bien longtemps avant nous : navigateurs, pêcheurs, explorateurs, constructeurs de bateaux, commerçants…

Lorsqu’ils ont découvert du pétrole et du gaz naturel dans la mer du Nord et dans la mer de Norvège, il y a près de 40 ans, les Norvégiens ont décidé d’exploiter ce nouveau potentiel de richesse. Ils ont aussi décidé que cette exploitation serait effectuée avec rigueur et discipline, qu’on y appliquerait les plus hauts standards en matière de protection de l’environnement.

Aujourd’hui, la Norvège :

  • Produit 3 millions de barils de pétrole par jour;
  • Exploite 51 puits en mer;
  • A constitué, à même ses revenus pétroliers, un Fonds des générations qui atteint une valeur de 645 milliards de dollars. Ce fonds est destiné à diversifier l’économie du pays en prévision du moment où les réserves de pétrole seront épuisées;
  • A doublé le budget du ministère de l’Environnement depuis 2005.

Bien sûr, il peut se produire des accidents, notamment des déversements occasionnels de pétrole, ce qui n’est pas sans conséquence pour l’environnement. Mais le pays a mis en place un imposant système d’alerte afin de gérer les risques et d’intervenir avec efficacité en cas d’accident.

Poursuite du développement de la pêche et du tourisme

Le boom pétrolier n’a pas empêché la Norvège de poursuivre la pêche et le développement de l’aquaculture. En 2011, la Norvège a produit 3 millions de tonnes de poissons et de produits marins pour une valeur de 9,2 milliards $, soit un volume 58 fois plus élevé que celui du Québec. La pêche au Québec a rapporté 144 millions $ en 2011, soit 1,5 % de la valeur de la production norvégienne.

Il en va de même pour le tourisme. Le Québec a perçu 2,16 milliards $ en recettes touristiques de la part des visiteurs internationaux en 2011. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la Norvège a touché, la même année, grâce aux touristes étrangers, des recettes de 5,3 milliards $.

Bref, la Norvège a pris un risque calculé en décidant d’exploiter les ressources pétrolières et gazières. Elle a créé de la richesse et des emplois et a même été en mesure de stimuler les secteurs traditionnels de son économie, notamment la pêche et l’aquaculture. Bien que le Québec se situe dans un autre contexte, il peut prendre exemple sur la Norvège et décider, de manière rationnelle, de tirer profit du pétrole et du gaz.

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