Publié dans Lettres ouvertes

L’investissement privé : une solution durable à l’atteinte de l’équilibre budgétaire

Est-il déjà temps d’abandonner l’objectif de déficit zéro en 2014 tel que commencent à le suggérer certains? Après tous les efforts déployés au cours des derniers mois par le Gouvernement du Québec afin de contrôler ses dépenses – efforts que la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) salue – devrions-nous laisser tomber la serviette et reporter d’un an ou plus l’atteinte de l’équilibre budgétaire?

Le problème actuel avec les finances publiques est clair : il vient du fait que les revenus du gouvernement sont inférieurs aux prévisions parce que la croissance économique est très faible. Pour certains membres du gouvernement, il s’agit d’une sorte de fatalité contre laquelle il n’y a rien à faire.

L’objectif est pourtant si important pour l’avenir économique du Québec qu’on ne peut l’abandonner avant d’avoir tout tenté pour l’atteindre. Et si on semble en avoir fait assez du côté des restrictions de dépenses, la FCCQ est d’avis que tout n’a pas encore été essayé de l’autre côté de l’équation comptable : celle des revenus.

La recette est exigeante, mais atteignable : pour obtenir l’équilibre budgétaire dès 2014, le gouvernement doit hausser ses revenus. Et pour hausser ses revenus, il faut que la croissance économique soit plus forte. Or, il n’y a pas vingt-mille moyens d’y arriver. Il y en a un seul : faire en sorte d’augmenter les investissements privés créateurs de richesse, principalement les gros projets créateurs d’emploi comme ceux dans le domaine des richesses naturelles. Pour sortir de l’impasse budgétaire actuelle, le Gouvernement du Québec doit donc être davantage proactif pour appuyer ces investissements.

Oui, la conjoncture économique est difficile dans la plupart des pays industrialisés. Mais les entreprises souhaitent que le gouvernement ne souffle pas le chaud et le froid. D’un côté, la Première ministre est ouverte aux investissements privés, mais de l’autre certains ministres responsables de dossiers sectoriels semblent multiplier les embûches et les exigences posées aux entreprises.

Par exemple, la Fédération a déjà illustré à plusieurs occasions au cours des derniers mois les conséquences néfastes de l’incertitude qu’entretient le gouvernement tant sur les redevances minières que sur le régime minier. Depuis l’automne dernier, à notre connaissance, aucun nouvel investissement privé n’a été annoncé dans ce secteur, seulement des moratoires et des départs. Seules les entreprises déjà en exploitation ont investi pour préserver leurs actifs et poursuivre leurs activités. De combien de revenus additionnels l’État se prive-t-il en agissant ainsi?

Les règlementations et les procédures d’accueil des projets s’alourdissent au sein de l’appareil d’État au lieu de s’alléger, ce qui retarde les investissements, parfois même en empêche la réalisation.

Si le gouvernement veut faciliter le retour à l’équilibre budgétaire, il doit impérativement donner des signes concrets d’appui aux investisseurs privés. La Fédération l’invite par exemple à être plus accueillant envers les investisseurs, à accélérer le traitement des demandes de permis et à clarifier les procédures d’acceptation des projets, surtout au plan environnemental. Beaucoup d’autre pays ou régions du monde font la démonstration qu’ils peuvent manifester ce genre de geste d’ouverture envers les investisseurs sans sacrifier leur environnement.

Il n’y a selon nous aucune raison valable pour que le Québec n’agisse pas ainsi. Il en va du bien-être de ses citoyens pour de nombreuses années à venir!

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