Publié dans Communiqués

LÉGALISATION DU CANNABIS: Un sondage de la FCCQ confirme que les entreprises sont préoccupées et doivent être accompagnées

Par Stéphane Forget, MBA
Président-directeur général

Une enquête réalisée par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) au cours du mois de mai auprès de 608 entreprises de toutes tailles et réparties partout au Québec, démontre que la légalisation imminente du cannabis préoccupe une majorité d’entre eux. En fait, 57 % des répondants indiquent que leur entreprise est très (25 %) ou assez (32 %) préoccupée par les conséquences de cette légalisation dans les milieux de travail.

« La légalisation du cannabis récréatif placera les employeurs dans une situation difficile, puisqu’ils ont l’ultime responsabilité en matière de sécurité de leurs employés, mais qu’ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour s’acquitter efficacement de leurs obligations », insiste Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

La moitié (49 %) des répondants affirment que leur entreprise a adopté une politique en matière de facultés affaiblies et de celles-ci, 53 % ont une politique spécifiant le cannabis. Les grandes entreprises de 500 employés ou plus sont les plus préoccupées et, sans surprise, sont également celles qui ont adopté une politique sur les facultés affaiblies dans un plus grand nombre de cas (80 %). C’est pourquoi la FCCQ a demandé au gouvernement fédéral de reporter l’entrée en vigueur de la loi légalisant le cannabis, afin de donner une période de transition aux entreprises entre l’annonce des balises édictées dans la loi québécoise et l’entrée en vigueur de la légalisation du cannabis récréatif.

Pour la FCCQ, le sondage démontre plusieurs constats. D’abord, les entreprises de taille suffisamment grande pour avoir du personnel dédié aux ressources humaines sont plus préoccupées, mais aussi plus sensibilisées que les autres. Cependant, peu de gestionnaires sont formés à l’encadrement et à la détection de la consommation de cannabis de même que la présence au travail avec les facultés affaiblies.

La FCCQ réitère donc les demandes des employeurs, exprimées en leur nom lors de la Consultation régionale sur l’encadrement de la légalisation du cannabis et en commission parlementaire sur le projet de loi 157, dont des investissements dans la recherche et le développement d’outils de dépistage efficaces et rendre ces outils facilement accessibles aux employeurs des milieux de travail à risque. De ce fait, les employeurs sont préoccupés quant à leur responsabilité en cas d’accident du travail. « Comment un employeur pourra-t-il démontrer avoir fait tout ce qui lui était raisonnablement possible de faire pour éviter un accident, si les outils de détection ne sont pas disponibles ou efficaces? Les observations documentées d’un superviseur, si elles ne sont pas corroborées par une analyse de laboratoire, tiendront-elles la route devant le Tribunal administratif du travail? », questionne Stéphane Forget.

Un amendement adopté au projet de loi 157, projet de loi étant toujours à l’étude à l’Assemblée nationale, confirme le droit qu’ont tous les employeurs de mettre en place une politique de tolérance zéro. « De notre point de vue, le législateur devrait aller plus loin et, à l’instar de l’Ontario et du secteur de la construction, inclure les lieux de travail dans la liste des endroits où la consommation de cannabis est interdite. », conclut-il.

À propos de Stéphane Forget, MBA
Président-directeur général

Stéphane Forget est entré en fonction en tant que président-directeur général de la FCCQ en octobre 2016. Il s’est joint à la FCCQ en 2014, au poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique, ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Dans le cadre de ses fonctions à la FCCQ, M. Forget est membre du Conseil d’administration et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif, à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec. Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal.

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