Publié dans Communiqués

L’autonomie alimentaire peut devenir un moteur important de la relance économique si la main-d’œuvre est au rendez-vous

Par Charles Milliard
Président-directeur général

Les investissements annoncés aujourd’hui par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne, constituent une très bonne nouvelle pour les entrepreneurs de la filière agroalimentaire selon la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

L’industrie est en pleine transformation et la crise de la pandémie de COVID-19 ne fait qu’accélérer ce processus. Les sommes allouées aujourd’hui pour faciliter la robotisation des installations agricoles et augmenter la productivité vont donc dans le bon sens. L’appui à la relève agricole est également bienvenu, étant donné les défis importants auxquels sont confrontés les entrepreneurs qui souhaitent passer le relais à la prochaine génération.

« Le secteur agroalimentaire est un acteur incontournable du développement économique dans toutes les régions du Québec et constitue un levier important pour la relance post-COVID », a déclaré Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ. « Lors du dévoilement du Plan d’agriculture durable (PAD), le mois dernier, nous avions souligné l’importance d’un appui gouvernemental plus important aux initiatives favorisant l’achat local et l’approvisionnement en produits locaux.  Nous nous réjouissons de ces nouvelles sommes permettant d’intensifier les campagnes publicitaires et d’appuyer les marques Aliments du Québec.

« Nos producteurs et transformateurs offrent des produits de grande qualité et l’expérience démontre que les consommateurs québécois en sont très friands. En menant une nouvelle offensive publicitaire, le gouvernement permettra d’augmenter la notoriété et la visibilité de ces produits, ce qui constitue une excellente nouvelle », a ajouté M. Milliard.

Les défis de la main-d’œuvre et des exportations

La FCCQ demeure cependant préoccupée par la pénurie de main-d’œuvre qui continue de miner le développement de notre secteur agroalimentaire. La modernisation des installations ne pourra pas tout régler et plusieurs tâches devront encore être effectuées manuellement. Nos entreprises ont besoin d’une hausse du nombre de travailleurs étrangers temporaires, ainsi que d’une régionalisation accrue de l’immigration. Une autre option qui mériterait d’être évaluée serait la régularisation du statut des demandeurs d’asile œuvrant dans les entreprises agroalimentaires, comme ce fut le cas pour certains travailleurs de la santé.

S’il est important de réduire notre dépendance aux produits bioalimentaires importés, il faut également maintenir le cap vers la hausse des exportations qui constitue un élément majeur de la Politique bioalimentaire québécoise. L’accès aux marchés internationaux tend à se resserrer en contexte de fermeture des frontières et de montée du protectionnisme un peu partout sur la planète. Or, pour plusieurs de nos industries agroalimentaires, une part importante de la production, pour ne pas dire l’essentiel de la production dans bien des cas, est destinée à l’exportation.

« Les différents accords commerciaux auxquels le Canada et le Québec se sont joints au cours des dernières années ont ouvert une partie de notre marché à davantage d’importations, tandis que nos entrepreneurs constatent des lacunes en matière de réciprocité. L’accès à plusieurs marchés, notamment en Europe, demeure ardu malgré la compétitivité de nos entreprises. Les compensations promises lors de la ratification de ces accords tardent également à être versées à nos producteurs et à nos transformateurs. Nous demeurerons donc vigilants pour que l’on s’attaque à ces irritants », a conclu Charles Milliard.

À propos de Charles Milliard
Président-directeur général

Charles Milliard est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec depuis janvier 2020. Gestionnaire chevronné, il possède une longue expérience en affaires publiques, plus particulièrement dans le secteur pharmaceutique, de la santé et des sciences de la vie. Il a œuvré au sein du Groupe Uniprix durant 14 ans, occupant plusieurs responsabilités dans l’ensemble des fonctions de l’organisation. De 2013 à 2016, il y a occupé le rôle de vice-président exécutif du Groupe, ayant sous sa supervision la moitié des employés du siège social. Avant de se joindre à la FCCQ, il était vice-président, Santé, au sein du cabinet de relations publiques NATIONAL.

Au fil des années, Charles Milliard a acquis une solide expérience en gestion d’enjeux stratégiques et financiers, en développement de stratégies politiques et gouvernementales, et a su développer d’importantes habiletés de leadership et de représentation publique des organisations.

Titulaire d’un baccalauréat en pharmacie et d’un certificat en économique de l’Université Laval, ainsi que d’un MBA de HEC Montréal, Charles Milliard est membre de l’Ordre des Pharmaciens du Québec. Chroniqueur santé à diverses émissions télé au cours des dernières années (Radio-Canada, TVA et V), il s’implique en outre à titre personnel au sein de plusieurs organismes culturels, notamment à titre de président du conseil d’administration du Festival TransAmériques et de la Fondation du Cegep de Lévis et d’administrateur à l’Orchestre symphonique de Montréal, au Conseil des Arts de Montréal et au Festival de Lanaudière.

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