Publié dans Communiqués

L’attraction et la rétention en emploi des travailleurs expérimentés : une stratégie gagnante et d’une valeur inestimable, démontre une étude de la FCCQ

Par Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

Alors que les travailleurs expérimentés peuvent contribuer à amoindrir les effets de la pénurie de main-d’œuvre, des mesures fiscales appropriées et des aménagements raisonnables au sein des entreprises pourraient les inciter à retarder leur départ à la retraite, démontre une étude de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) réalisée par la firme EY et dévoilée aujourd’hui dans le cadre de son activité Les Journées économiques – Perspectives 2019.

« D’un côté, les besoins des entreprises en main-d’œuvre sont criants et de l’autre, les travailleurs expérimentés sont nombreux et en meilleure santé que les cohortes qui les ont précédés. Ils peuvent donc continuer de faire profiter activement la société de leurs compétences », explique Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

L’étude a évalué la situation de sous-utilisation du potentiel des travailleurs expérimentés, a cerné les meilleures pratiques nationales et internationales pouvant être appliquées dans le contexte de la réalité québécoise et propose des moyens efficaces pour l’attraction et la rétention des travailleurs expérimentés, tant pour les entreprises que sur le plan des politiques publiques.

« L’analyse de l’expérience internationale démontre l’importance d’un environnement où les parties prenantes concernées, soit les gouvernements, les organisations, les associations professionnelles, les syndicats et les établissements d’enseignement travaillent de concert et coordonnent leurs efforts et initiatives », précise Stéphane Forget.

Le maintien en poste des travailleurs expérimentés est une stratégie qui pourrait profiter au marché québécois en permettant de maintenir le cap prévu de croissance du PIB du Québec. En effet, le manque de travailleurs disponibles sur le marché peut constituer un frein important au développement économique québécois, tandis que le maintien en poste des travailleurs expérimentés permet aux entreprises de réduire plusieurs risques et d’augmenter leur croissance.

Des constats et des recommandations

L’étude a permis de relever des préjugés à l’égard des travailleurs expérimentés et avance qu’en créant plutôt un environnement favorable, ces derniers peuvent demeurer des travailleurs actifs sur le marché du travail, qui assurent leur juste part de l’équation dans le succès des entreprises.

Anne-Marie Hubert, associée directrice pour le Québec chez EY, explique : « En faisant évoluer les rapports qu’entretient la société avec l’âge, on peut bénéficier du nécessaire transfert de connaissances et du partage de l’expertise entre les travailleurs expérimentés et leurs collègues plus jeunes, souvent grâce à des aménagements somme toute raisonnables de la part de l’employeur ».

« Il ne faut pas oublier que les jeunes travailleurs d’aujourd’hui seront les travailleurs expérimentés de demain », rappelle Stéphane Forget.

Aussi, cinq recommandations permettant la participation prolongée des travailleurs expérimentés au marché du travail émanent de l’étude, soit sensibiliser l’ensemble de la société afin de changer les perceptions et les attitudes négatives à l’égard des personnes âgées; redoubler les efforts de coordination et de diffusion des bonnes pratiques favorisant la rétention des travailleurs; mettre en place des incitatifs fiscaux et financiers pour cette tranche de travailleurs; reconnaître la valeur de l’expérience et cerner le profil des travailleurs expérimentés québécois pour mieux personnaliser les pratiques de maintien en poste.

« Quand on pense qu’en 2030, un travailleur sur quatre aura plus de 65 ans, il importe que dès maintenant nous prenions collectivement en compte le potentiel de ce bassin de travailleurs et que nous mettions tout en œuvre pour favoriser la poursuite de leur activité professionnelle », conclut Stéphane Forget.

Consulter l’étude : Les travailleurs expérimentés : un potentiel sous-exploité

À propos de Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

Stéphane Forget est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. À la FCCQ depuis 2014, il a d’abord occupé le poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif,  à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec.

Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal  (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal. Au printemps 2019, il a obtenu la désignation d’administrateur de sociétés certifié (ASC).

Monsieur Forget est membre du Conseil et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

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