Publié dans Nouvelles

La forêt, un outil pour relancer tout le Québec

Par Charles Milliard
Président-directeur général

Avec le dévoilement prochain des modifications au régime forestier, le gouvernement du Québec a une occasion unique de faire du secteur un moteur de la relance économique des régions et de la lutte contre les changements climatiques.

Il devra permettre aux acteurs de la forêt publique et privée de jouer pleinement leur rôle et contribuer à l’essor économique du Québec. En 2019, le secteur forestier employait directement ou indirectement plus de 140 000 travailleurs dont le salaire moyen est estimé à 66 000 $. C’est 4,8 G$ qui ont été versés aux gouvernements en taxes et impôts, soit près de 155 $ par mètre cube coupé et transformé. Il faut lancer un signal fort que l’écosystème forestier, incluant les travailleurs, ne sera pas oublié dans les changements à venir.

Climat d’affaires favorable à la relance

Les changements devront favoriser une meilleure prévisibilité pour les producteurs et industriels forestiers, notamment dans le secteur des pâtes et papiers. En garantissant l’approvisionnement à long terme des usines en bois et en fibres de qualité, nous créerons un climat propice à l’investissement, à l’innovation, au renforcement du secteur de la première transformation, à l’attraction de la main-d’œuvre, au maintien et à l’augmentation des emplois de qualité. Les nombreuses modifications administratives récentes ont fragilisé les marges de manœuvre permettant aux entrepreneurs forestiers et sylvicoles de financer l’acquisition d’équipements plus performants ou d’accélérer la formation des travailleurs dans la filière. Le statu quo ralentirait le développement des produits de deuxième et troisième transformations comme le bois d’ingénierie, les matériaux isolants, les bioproduits, les bioénergies ou les substituts aux produits plastiques à usage unique.

Mise en marché efficace des bois

À la suite de la plainte des États-Unis, l’Organisation mondiale du commerce a reconnu que le système québécois d’enchère respectait les règles établies, mais il doit évoluer afin de refléter d’une manière encore plus fine la juste valeur des bois sur pied de la forêt publique. Pour les forêts privées, le nouveau régime devra accorder les conditions réglementaires, administratives et fiscales pour faciliter les travaux d’aménagement durable des boisés, car la contribution de ces producteurs à l’approvisionnement des usines est essentielle à l’essor du secteur.

Réduire le fardeau administratif

Le secteur forestier n’échappe pas aux obligations technico-administratives. Une gestion plus efficiente de divers programmes, processus et cahiers des charges maximiserait les retombées et offrirait plus de flexibilité opérationnelle. À titre d’exemple, la récolte des bois ravagés par les insectes ou les incendies pourrait s’effectuer plus rapidement.

La contribution environnementale

Avec sa capacité de séquestration et de stockage du carbone et son potentiel dans la production de bioénergies et de bioproduits, le secteur forestier est un outil contribuant à la lutte contre les changements climatiques. La production de biomasse forestière résiduelle et l’utilisation du bois au lieu de produits non renouvelables sont des solutions qui permettent de diminuer notre dépendance aux carburants fossiles. Le Québec doit également saisir l’occasion d’entrer dans la modernité, notamment par une utilisation accrue du bois québécois dans la conception et la construction des bâtiments.

Être à la hauteur de notre ambition collective

Nous attendons un régime forestier à la hauteur du potentiel de la forêt, mais surtout celui du talent et de l’ingéniosité québécoise pour innover et créer des sous-produits qui auront un impact direct sur notre qualité de vie.

Jean-François Samray
PDG du Conseil de l’industrie forestière du Québec

Louis Bégin
président de la Fédération de l’industrie manufacturière, CSN

Mathieu Béland
Coordonnateur et co-porte-parole de Vision Biomasse Québec

Rénald Bernier
président Groupement forestier Québec

Karl Blackburn
président et chef de la direction, Conseil du patronat du Québec

Pascal Cloutier
président, Alliance forêt boréale

Pierre Corbeil
président du comité sur la forêt de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Val D’Or

Alex Couture
président du conseil d’administration, Association québécoise de la production d’énergie renouvelable

Renaud Gagné
directeur québécois, Unifor

Pierre-Maurice Gagnon
président, Fédération des producteurs forestiers du Québec

Stéphane Gagnon
président de la Fédération des coopératives forestières du Québec

Charles Milliard
président-directeur général, Fédération des chambres de commerce du Québec

Charles-Philippe Mimeault-Laflamme
président, Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec

Luc Simard
président du Regroupement des communautés forestières de la FQM

François Vincent
vice-président Québec, Fédération canadienne de l’entreprise indépendante

À propos de Charles Milliard
Président-directeur général

Charles Milliard est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec depuis janvier 2020. Gestionnaire chevronné, il a une longue expérience en affaires publiques, plus particulièrement dans le secteur pharmaceutique, de la santé et des sciences de la vie. Il a œuvré au sein du Groupe Uniprix durant 14 ans, occupant plusieurs responsabilités dans l’ensemble des fonctions de l’organisation. De 2013 à 2016, il y a occupé le rôle de vice-président exécutif du Groupe, ayant sous sa supervision la moitié des employés du siège social. Avant de se joindre à la FCCQ, il était vice-président, Santé, au sein du cabinet de relations publiques NATIONAL. Au fil des années, Charles Milliard a acquis une solide expérience en gestion d’enjeux stratégiques et financiers, en développement de stratégies politiques et gouvernementales, et a su développer d’importantes habiletés de leadership et de représentation publique des organisations.

Titulaire d’un baccalauréat en pharmacie et d’un certificat en économique de l’Université Laval, ainsi que d’un MBA de HEC Montréal, Charles Milliard est membre de l’Ordre des Pharmaciens du Québec. Chroniqueur santé à diverses émissions télé au cours des dernières années (Radio-Canada, TVA et V), il s’implique en outre à titre personnel au sein de plusieurs organismes culturels, notamment à titre de président du conseil d’administration du Festival TransAmériques et d’administrateur à l’Orchestre symphonique de Montréal, au Conseil des Arts de Montréal et à la Fondation Armand-Frappier.

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