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LA FCCQ : Il ne faut pas arrêter les investissements dans les infrastructures!

« Le Québec doit maintenir des investissements importants dans les infrastructures publiques parce qu’il les a négligées pendant plus de 30 ans. Ces investissements nous ont permis de traverser la dernière crise économique sans trop de turbulence et il est impératif qu’on les poursuive alors que la croissance économique du Québec est pour le moins anémique ». C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui Mme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), à titre de réaction à l’étude de KPMG-SECOR sur la gestion actuelle du plan québécois d’infrastructures.

Selon la FCCQ, ces grands travaux sont nécessaires compte tenu du retard à rattraper dans l’entretien et la modernisation des infrastructures routières, des ponts, des modes de transport en commun, des centres de recherche, des hôpitaux, des grandes écoles et d’autres immeubles publics. Les infrastructures constituent aussi des outils structurants de développement économique, à plus forte raison dans un contexte de mondialisation, d’économie du savoir et de circulation fluide des biens et des personnes.

Il est donc essentiel de poursuivre ces investissements, d’en assurer une gestion plus serrée et de prioriser les projets qui ont le plus de retombées pour le développement économique du Québec. S’il fallait arrêter d’importants travaux d’investissement en cours, cela produirait un véritable choc pour l’économie du Québec qui a justement besoin de ce type d’impulsion. Dans le cas par exemple des projets du CHUM et du CUSM, planifiés de longue date et essentiels à l’économie de Montréal, on doit non seulement garder les chantiers ouverts, on doit aussi respecter l’échéancier et éviter de reporter des travaux dans le temps.

La FCCQ reconnaît que l’effort important qu’a consenti le gouvernement dans les travaux d’infrastructures depuis 2007 a contribué à augmenter la dette du Québec.  Le niveau d’investissement dans les infrastructures doit évidemment correspondre à nos moyens financiers, mais il faut les considérer à moyen et long terme. Il y a lieu de différencier une dette résultant d’un déficit budgétaire (une dette pour payer l’épicerie comme on dit) et une dette qui permet d’acquérir des actifs tangibles. On ne peut pas revenir au niveau d’investissement dans les infrastructures qui prévalait avant 2007 parce qu’à cette époque le Québec négligeait dangereusement ses infrastructures. D’ailleurs, n’oublions pas qu’en 2007 le gouvernement avait modifié le périmètre comptable pour que soient désormais inclus les comptes des commissions scolaires, des cégeps et des hôpitaux.

La FCCQ salue par ailleurs les recommandations des experts sur la planification et la gestion des grands projets d’infrastructures. Il y a, à ce chapitre, d’importants resserrements à exercer. Le gouvernement devrait être nettement plus rigoureux avant d’annoncer de tels grands projets. Il était par exemple de notoriété publique que le prolongement du métro de Montréal jusqu’à Laval représenterait des dépenses nettement plus élevées que 400 M$.

Il faut donc donner l’heure juste à la population dès l’annonce d’un projet et maintenir des contrôles rigoureux tout au long du processus d’approbation. Mme Bertrand ajoute qu’il est essentiel d’accélérer et de simplifier les procédures d’approbation des projets, procédures qui s’étirent souvent sur plusieurs années au Québec. L’étude de KPMG-SECOR démontre bien que les coûts explosent avec l’allongement des procédures. Comme cela se fait dans beaucoup d’endroits dans le monde, il est possible d’accélérer les procédures d’approbation sans négliger les aspects environnementaux, sociaux et économiques des grands projets d’infrastructures.

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