Publié dans Lettres ouvertes

Entreprendre pour réussir collectivement

Par Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

Des 510 millions$ d’investissements annoncés dans le cadre de la mise à jour économique par le ministre des Finances, Carlos Leitao, 100 millions$ seront consacrés au développement économique et au développement des régions. Il sera intéressant de voir quelles mesures en découleront. Associées aux investissements récemment annoncés dans le cadre de la Stratégie québécoise de l’exportation, ces mesures serviront à soutenir les entreprises dans leurs plans de développement.

Ces récentes annonces mettent en valeur le rôle crucial du secteur privé dans les sociétés développées. Pour assurer l’essor économique de notre société et rehausser notre niveau de vie, il est essentiel que les entreprises et les entrepreneurs aient l’ambition de croître et la possibilité de réaliser leurs projets dans un environnement concurrentiel. Les sociétés où le secteur privé est affaibli sont souvent confrontées à des problèmes structurels et à des déficits publics persistants.

L’importance que nous reconnaissons aux entreprises privées n’éclipse en rien le rôle déterminant de l’État. Il apporte une contribution indispensable à la croissance et à la cohésion d’une société. Il ne saurait y avoir de développement économique durable sans d’importants investissements publics, notamment en matière d’éducation, de santé et d’infrastructures, de protection sociale et de l’environnement.

Cela dit, je constate à regret que certains citoyens condamnent souvent trop rapidement les projets porteurs et pertinents. Pour eux, ces projets dérangent et ne viseraient qu’à enrichir les dirigeants d’entreprises et leurs actionnaires. Malheureusement, on passe sous silence des réalités essentielles : une forte proportion des emplois bien payés et des innovations technologiques découlent de ces projets. Il faut le rappeler. Les projets d’investissements privés et les grands projets publics sont essentiels à la poursuite de nos ambitions en faveur d’un niveau de vie plus élevé et de l’obtention de meilleurs services. On ne peut pas à la fois revendiquer à hauts cris toujours plus de services publics et s’opposer avec férocité aux projets qui contribuent à les financer.

La FCCQ défend la libre entreprise et la recherche d’innovation. C’est d’ailleurs à travers l’investissement que les entreprises organisent les intrants que sont la main-d’œuvre, le savoir-faire, le capital, les ressources naturelles et l’énergie, de manière à créer de la richesse. C’est pourquoi nous devons tout faire pour l’encourager.

Une décision d’investissement est bonne et sera durable, si toutes les parties prenantes y trouvent leur compte, y compris les actionnaires, les travailleurs, la communauté d’accueil et, dans le cas des projets de valorisation de ressources naturelles, l’État propriétaire de la ressource.

Nous savons tous que les choix politiques sont une affaire de compromis et d’équilibre. La FCCQ est une organisation active qui documente avec rigueur la situation concrète des entreprises québécoises et leur environnement concurrentiel et qui présente aux gouvernements des pistes de solution qui favorisent le développement économique des régions et du Québec tout entier. La FCCQ s’inscrit dans le débat public en toute transparence, en présentant les impératifs économiques, précisément au nom de ce nécessaire équilibre.

Dans une société hyper-médiatisée comme la nôtre, il est essentiel de dire ce que les projets économiques apportent et ce dont on se prive collectivement en les rejetant. C’est dans cet esprit que j’entame ce nouveau mandat à titre de PDG et que j’entends promouvoir le développement économique et défendre les entreprises et les entrepreneurs.

À propos de Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

Stéphane Forget est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. À la FCCQ depuis 2014, il a d’abord occupé le poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif,  à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec.

Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal  (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal. Au printemps 2019, il a obtenu la désignation d’administrateur de sociétés certifié (ASC).

Monsieur Forget est membre du Conseil et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

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