Publié dans Communiqués

Élargissement de la consigne : la FCCQ partage l’objectif du gouvernement, mais demeure préoccupée par la mise en oeuvre

Par Charles Milliard
Président-directeur général

Montréal, le 30 janvier 2020 – Bien qu’elle partage l’objectif de réduire autant que possible les pertes de matériaux recyclables, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) se questionne quant à l’application de certaines des mesures annoncées par le gouvernement. Avant de procéder à la mise en œuvre à l’échelle québécoise de ce nouveau système de consigne, elle réitère sa demande d’avoir un portrait d’ensemble sur le plan économique et environnemental.

« La création de 400 centres de dépôt pour gérer une nouvelle consigne visant à récupérer, notamment, les bouteilles d’eau et les bouteilles de vin et spiritueux, peut paraître intéressante », soutient Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ. « Cependant, force est de constater que plusieurs questions demeurent sans réponse quant à son implantation, c’est pourquoi avons joint notre voix à celle des acteurs concernés pour réclamer une étude d’impact économique sur l’implantation de ce nouveau système public. »

Certaines entreprises, dont des détaillants, ont exprimé plusieurs préoccupations, dans les derniers mois, quant aux orientations exprimées jusqu’à maintenant. Parmi les enjeux importants, il importe d’assurer l’accessibilité des centres de dépôt partout sur le territoire québécois, et ce, même dans les régions plus éloignées et plus difficiles d’accès.

Pour la FCCQ, il importe que le modèle d’affaires proposé soit en mesure de supporter la logistique additionnelle pour gérer les nouveaux intrants consignés. « Ces changements doivent aussi faciliter la participation des industries, commerces et institutions, les ICI, sans imposer de pénalités indues aux entreprises qui n’atteindraient pas les cibles », poursuit Charles Milliard. « Les entreprises de partout au Québec voudront collaborer à l’élaboration des objectifs de récupération et de traitement des matières résiduelles au cours des prochaines années. »

Le verre ne doit plus être envoyé à l’enfouissement

La FCCQ constate l’existence d’un problème d’ordre structurel auquel doit également s’attaquer le gouvernement. À la sortie des centres de tri, 63 % du verre est acheminé vers des lieux d’enfouissement, servant de recouvrement aux résidus ultimes. Parallèlement, certains centres de conditionnement du verre fonctionnent à peine à 15 % de leur capacité en termes de conditionnement du verre issu de la collecte sélective. « Il y a là une incohérence évidente lorsque des entreprises doivent acheter leur matière première, le verre, tandis que cette matière n’est pas valorisée dans un autre contexte », souligne Charles Milliard.

La FCCQ encourage donc le gouvernement à ajuster le régime de compensation actuel pour favoriser le conditionnement du verre et décourager son utilisation comme matériau de recouvrement dans les lieux d’enfouissement.

Les centres de conditionnement et des centres de tri doivent être modernisés

Pour la FCCQ, la modernisation des centres de tri doit enfin se matérialiser. Les évènements des derniers jours, où des centres font face à la possibilité de cesser leurs activités, ont à nouveau démontré toute la nécessité de revoir les modèles d’affaires en vigueur et de moderniser les installations.

La FCCQ encourage également le gouvernement à donner suite à la demande des centres de conditionnement, qui ont un rôle fondamental à jouer dans la chaîne de revalorisation du verre, en créant un programme de modernisation des centres contribuant à l’atteinte des plus hauts standards de qualité, attendus par les recycleurs.

« Il est clair pour nous qu’il s’agit d’un enjeu de société important. Pour cette raison, le gouvernement du Québec a un rôle à jouer pour s’assurer que le modèle proposé soit viable sur le plan économique et environnemental », conclut Charles Milliard.

À propos de Charles Milliard
Président-directeur général

Charles Milliard est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec depuis janvier 2020. Gestionnaire chevronné, il une longue expérience en affaires publiques, plus particulièrement dans le secteur pharmaceutique, de la santé et des sciences de la vie. Il a œuvré au sein du Groupe Uniprix durant 14 ans, occupant plusieurs responsabilités dans l’ensemble des fonctions de l’organisation. De 2013 à 2016, il y a occupé le rôle de vice-président exécutif du Groupe, ayant sous sa supervision la moitié des employés du siège social. Avant de se joindre à la FCCQ, il était vice-président, Santé, au sein du cabinet de relations publiques NATIONAL. Au fil des années, Charles Milliard a acquis une solide expérience en gestion d’enjeux stratégiques et financiers, en développement de stratégies politiques et gouvernementales, et a su développer d’importantes habiletés de leadership et de représentation publique des organisations.

Titulaire d’un baccalauréat en pharmacie et d’un certificat en économique de l’Université Laval, ainsi que d’un MBA de HEC Montréal, Charles Milliard est membre de l’Ordre des Pharmaciens du Québec. Chroniqueur santé à diverses émissions télé au cours des dernières années (Radio-Canada, TVA et V), il s’implique en outre à titre personnel au sein de plusieurs organismes culturels, notamment à titre de président du conseil d’administration du Festival TransAmériques et d’administrateur à l’Orchestre symphonique de Montréal, au Conseil des Arts de Montréal et à la Fondation Armand-Frappier.

  1. Source : L’Hebdo du St-Maurice  Photo de gauche à droite : Geneviève Racine, Philippe Nadeau, Directeur général du DigiHub, Kathy Megyery, Vice-présidente stratégie et affaires économiques de la FCCQ, Indira Moudi, Vice-présidente de la CCIS et Luc Arvisais, Directeur – Développement économique, Ville de Shawinigan
  2. « Alors que la crise ferroviaire perdure, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et le Regroupement des Chambres de Commerce de la Mauricie (RCCM) demandent l’intervention des gouvernements afin de dénouer l’impasse et de faire libérer les voies des trains de marchandises et de passagers. » Source : Le Nouvelliste 
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