Publié dans Communiqués

BUDGET DU QUÉBEC 2018-2019: un soupir de soulagement pour les entreprises dans un contexte de compétitivité accrue, observe la FCCQ

Par Stéphane Forget, MBA
Président-directeur général

Les mesures annoncées dans le cinquième budget du ministre des Finances du Québec, monsieur Carlos Leităo, envoient un signal positif aux entreprises et permettront de maintenir un climat d’affaires favorable à la croissance.  Le budget rétablit un meilleur équilibre avec certaines annonces récentes du gouvernement en matière de normes du travail et pose des gestes concrets pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre, selon la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). « Il s’agit d’un budget permettant de maintenir la compétitivité des entreprises et de les appuyer face aux défis de main-d’œuvre », souligne le président-directeur général de la FCCQ, monsieur Stéphane Forget.

Des mesures d’atténuation pour soulager les entreprises.

Plusieurs mesures permettront aux entreprises de respirer un peu mieux, particulièrement en raison de la diminution du taux d’imposition des PME de 8 % à 4 % et la réduction des contributions au Fonds des services de santé (FSS).  Ces mesures permettront d’atténuer l’impact de la hausse du salaire minimum, de la bonification du Régime des rentes du Québec, de la modification des normes du travail et de la bonification du Régime québécois d’assurance parentale. Elles viennent aussi répondre à des besoins exprimés par les entreprises pour assurer leur compétitivité. « Nous l’avions souligné : prises une à une, ces mesures sont intéressantes, mais leur impact cumulatif cause un effet de sédimentation qui nuit au climat d’affaires », rappelle Stéphane Forget. « Avec la réduction du taux d’imposition et de la cotisation du Fonds de services de santé, les entreprises, particulièrement les PME, ont été entendues, compte tenu de leur rôle important dans le dynamisme du Québec. »

Agir concrètement pour une main-d’œuvre suffisante et compétente

« La croissance économique sera soutenue notamment par la capacité du Québec à s’adapter aux défis de main-d’œuvre en raison des défis démographiques que nous connaissons », affirme Stéphane Forget. La FCCQ accueille avec beaucoup de satisfaction la bonification de son programme Un emploi en sol québécois, un projet-pilote lancé en 2017 pour favoriser l’intégration en emploi des personnes immigrantes dans les régions du Québec. Grâce à un processus novateur de préqualification des personnes immigrantes, des activités d’appariement entre les postes disponibles et des candidats qualifiés permettront de combler des postes disponibles en région – 55 % des emplois disponibles s’y trouvent alors que 86 % de la population immigrante habite dans la région de Montréal. Au cours des trois prochaines années, pour un budget de 3 millions $, la FCCQ pourra accroître sa contribution au développement économique régional et à l’intégration des personnes immigrantes par l’emploi.

La FCCQ salue aussi les mesures permettant d’arrimer les besoins du marché du travail et les formations appropriées, qu’elles soient pour les futurs travailleurs que ceux actuellement en poste. La

bonification du crédit d’impôt pour les travailleurs expérimentés représente un pas dans la bonne direction afin d’inciter ce bassin de travailleurs important à demeurer ou réintégrer le marché du travail et ainsi mettre leur expérience et leur expertise à contribution. Cela aura un effet positif tant dans les opérations quotidiennes que pour favoriser le transfert de connaissances vers les nouveaux travailleurs. « Alors que la population active québécoise va diminuer au cours des prochaines années, les mesures visant à intéresser les travailleurs expérimentés à demeurer en emploi constituent un geste positif », commente M. Forget.

Cependant, un geste de modernisation important aurait pu être posé, croit Stéphane Forget : « Nous avions proposé que la contribution obligatoire de 1 % en formation de la main-d’œuvre soit remplacée par un Régime volontaire d’épargne pour la formation continue qui cadre mieux avec la nouvelle réalité du marché du travail.  Cette proposition n’a pas été retenue cette année mais nous croyons qu’elle doit être étudiée davantage et instaurée à l’avenir, puisqu’elle constituerait un moyen efficace de favoriser la formation continue, tout en réduisant les taxes des entreprises. »

 Favoriser l’investissement et la productivité des entreprises

Selon Stéphane Forget, « En permettant aux entreprises de disposer d’une déduction pour amortir la totalité de leurs investissements en technologies de pointe, sur deux ans, le gouvernement établit un environnement d’affaires propice à l’investissement.  Celles-ci pourront mieux faire face à leurs concurrents américains en améliorant leur productivité et en tirant parti de l’innovation. »  D’autres mesures, comme la bonification des rabais d’électricité pour projets majeurs, contribueront à matérialiser des investissements au Québec.

 L’équité fiscale comme moteur de compétitivité

Par ailleurs, le budget québécois 2018-2019 met en œuvre la volonté, annoncée lors de la mise à jour budgétaire de l’automne 2017, de rétablir l’équilibre fiscal en matière de perception de la taxe de vente. « Seulement 19 % des entreprises québécoises font du commerce en ligne, tandis que 57 % des Québécois effectuent des achats sur le web. Savoir que les règles seront les mêmes pour tout le monde devrait stimuler les entreprises québécoises à accélérer leur virage nécessaire vers le commerce électronique », soutient Stéphane Forget. La décision du ministre des Finances d’imposer la perception de la taxe de vente du Québec aux fournisseurs de services comme Netflix est bien avisée et constitue un signal important envers le gouvernement fédéral, afin qu’il pose lui aussi ce geste important dans les meilleurs délais.

Des infrastructures et des mesures pour soutenir l’accélération de l’économie et la mobilité durable

Le budget prévoit des sommes importantes pour des projets structurants de développement des infrastructures sur l’ensemble du territoire du Québec.  Notamment, la FCCQ souligne l’important investissement, de 1,8 G$, dans le transport collectif et la mobilité durable.  De plus, les sommes prévues pour l’amélioration des aéroports et l’augmentation du transport aérien régional permettront d’améliorer l’accès au territoire du Québec et une plus grande mobilité des Québécois, contribuant au développement économique et touristique de toutes les régions du Québec. La FCCQ souligne

également les investissements dans Chemin de fer de la Gaspésie, qui permettra à plusieurs entreprises de la région d’avoir un accès rehaussé aux marchés continentaux. Par ailleurs, les efforts importants, se chiffrant à 1,9 G$ pour permettre le virage numérique des institutions publiques, en plus des mesures destinées aux entreprises, contribueront à positionner le Québec dans l’économie du XXIe siècle.

Des investissements structurants pour le dynamisme des régions du Québec

Divers investissements porteurs stimuleront le développement économique sur le territoire québécois. D’entrée de jeu, le budget reconnaît le besoin d’appuyer le dynamisme du secteur agroalimentaire, grâce à des investissements de plus quelque 350 millions $ qui assureront que nos entreprises de production et de transformation alimentaire, sur l’ensemble du territoire québécois, pourront accroître leur innovation et compétitivité.  Par ailleurs, les sommes prévues pour le déploiement du réseau de gaz naturel dans plusieurs régions du Québec, de même que l’appel de proposition pour la desserte de la Côte-Nord par gaz naturel liquéfié, permettront d’améliorer la compétitivité de nombreuses entreprises, tout en permettant de réduire leur empreinte de carbone. Diverses mesures visant différents secteurs névralgiques de l’économie sont à souligner, notamment pour le secteur de l’aluminium, le secteur forestier, des sciences de la vie et l’appui à la commercialisation de l’innovation, entre autres par l’appui au Centre de recherche industrielle du Québec.

À propos de Stéphane Forget, MBA
Président-directeur général

Stéphane Forget est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. À la FCCQ depuis 2014, il a d’abord occupé le poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif,  à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec.

Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal  (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal.

Monsieur Forget est membre du Conseil et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

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