Publié dans Communiqués

Bonification proposée pour la compensation des permis de taxi : une approche raisonnable

Par Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) croit que la proposition d’une redevance de 0,90 $ par course, pour les prochaines années, est une solution équitable qui permet de compenser les propriétaires de permis de taxis sur la base du coût d’acquisition du permis. L’annonce du ministre des Transports, François Bonnardel, rejoint ainsi des recommandations émises la semaine dernière par la FCCQ, en commission parlementaire.

« Nous apprécions que le gouvernement ait fait preuve d’ouverture et sa proposition constitue une approche raisonnable », commente Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ. « Cela répond à notre préoccupation de faire coexister l’innovation et l’équité pour favoriser la modernisation de l’industrie du taxi. »

Innovation et équité peuvent coexister

L’industrie du taxi a été bouleversée par l’arrivée de nouveaux joueurs technologiques du transport rémunéré par automobile, tels Uber, Eva, Lyft et Netlift. Cette évolution obligeait une révision approfondie du cadre réglementaire de l’industrie. « Adapter la législation pour permettre l’émergence de nouveaux modèles d’affaires issus de l’innovation est nécessaire », poursuit Stéphane Forget. « Selon nous, rembourser les coûts d’acquisition des permis est une approche raisonnable et sera plus facile à appliquer qu’une évaluation de la valeur perdue sur ces investissements hautement spéculatifs. » Ces compensations, qui s’ajoutent à celles versées en 2018 et celles annoncées dans le budget 2019-2020, approcheront l’estimation faite par le ministère des Transports. « Néanmoins, il restera certainement des cas particuliers qu’il faudra traiter à la pièce », précise Stéphane Forget.

Pour la FCCQ, le gouvernement est responsable de l’augmentation de la valeur des permis de taxis, en raison de leur rareté dans le système de gestion de l’offre, mis en place au cours des années 1970. L’industrie a elle aussi sa part de responsabilité, puisque c’est à sa demande que l’émission des permis avait été limitée, pour garantir une juste part de marché aux exploitants.

D’autres préoccupations méritent de l’attention

Le maintien des sommes prévues pour la modernisation de l’industrie du taxi est une bonne nouvelle, car ces ressources financières permettront de poursuivre l’évolution des pratiques et de l’offre, pour les adapter aux besoins des consommateurs. « Il importe maintenant de s’assurer que les travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi no 17 clarifient les dispositions pour le transport adapté. Il faut aussi que l’étude d’impact permette d’assurer la desserte régionale dans les municipalités éloignées des centres urbains, en raison de l’abolition du concept d’agglomération », conclut Stéphane Forget.

Le mémoire de la FCCQ déposé le 10 avril dernier peut être consulté en suivant ce lien.

À propos de Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

Stéphane Forget est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. À la FCCQ depuis 2014, il a d’abord occupé le poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif,  à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec.

Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal  (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal. Au printemps 2019, il a obtenu la désignation d’administrateur de sociétés certifié (ASC).

Monsieur Forget est membre du Conseil et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

  1. Grâce à son vaste réseau de plus de 130 chambres de commerce et 1 100 membres corporatifs, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) représente plus de 50 000 entreprises exerçant leurs activités dans tous les secteurs de l’économie et sur l’ensemble du territoire québécois. Plus important réseau de gens d’affaires et d’entreprises du Québec,... En savoir plus
  2. La mise en œuvre des recommandations de la Table nationale de concertation sur l’emploi saisonnier permettra de valoriser les emplois saisonniers, dont la contribution à l’économie québécoise est importante, souligne la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). Parmi les recommandations issues des travaux de la Table de concertation, à laquelle siège la FCCQ,... En savoir plus
  3. Il y a 110 ans aujourd’hui, le 15 avril 1909, treize chambres de commerce québécoises fondaient la Fédération des chambres de commerce de la province de Québec, devenue la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). Les entrepreneurs qui ont fondé la FCCQ souhaitaient « (…) augmenter l’efficacité et l’utilité des différentes chambres de commerce... En savoir plus
Ce type de contenu vous intéresse? Abonnez-vous au FCCQeXpress, le bulletin bi-mensuel de la FCCQ. On y retrouve toute l’actualité de la Fédération et de nos partenaires!