Publié dans Lettres ouvertes

Agrandissement de la mine Canadian Malartic : un projet incontournable

Par Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) tient ces jours-ci des audiences sur le projet d’agrandissement de la mine à ciel ouvert de Malartic, à une trentaine de kilomètres de Val-d’Or. Cet investissement doit prolonger de six ans la vie de cette mine, jusqu’en 2028, et permettre le maintien de quelque 1200 emplois sur le site.

Un levier économique essentiel pour le Québec et ses régions

L’exploitation judicieuse de nos ressources minérales est un important atout du Québec en matière de développement économique. Le Québec demeure un des meilleurs endroits au monde pour l’exploitation minière. Contrairement à une idée reçue, l’industrie minière est une industrie à forte valeur ajoutée, que se partagent des milliers de travailleurs et des centaines de fournisseurs. Il est intéressant de comparer le PIB généré au km2 pour le secteur minier qui, à 77,4 M$/km2, génère 407 fois plus que le secteur énergétique ou agricole. Il en va ainsi du développement et de la croissance économique de régions comme l’Abitibi, qui sont intimement liés à l’activité minière sur leur territoire. La richesse qui y est créée par habitant est largement supérieure à la moyenne québécoise, le taux de chômage et le taux de pauvreté y sont significativement inférieurs à la moyenne québécoise et le revenu médian des ménages la dépasse nettement.

En tant que plus important employeur privé de la région de la Vallée-de-l’Or, Canadian Malartic est un pivot essentiel de cette prospérité régionale. Elle a représenté 85 % de la croissance nette de l’emploi dans la MRC de la Vallée-de-l’Or, entre 2002 et 2011, en offrant une rémunération moyenne à ses employés de 87 000 $ en 2012, soit 66 % de plus que la moyenne de la MRC. Les activités de la mine ont permis à la ville de Malartic de pratiquement doubler son budget pour améliorer ses services à la population et la qualité de ses infrastructures municipales. L’agrandissement de la mine représente un investissement de plus de 200 M$, dont plus de 50 % resteront dans la région.

Malgré des défis importants, un exemple de développement durable

Nul projet ne peut se faire sans qu’il y ait des inconvénients, lesquels sont principalement locaux. Dans le cas de la communauté de Malartic, la proximité du gisement et d’une zone urbaine a posé des défis importants, mais des solutions ont été mises de l’avant.

Il nous apparait fondamental que les promoteurs s’engagent dans un dialogue et des échanges ouverts avec les différents intervenants d’un milieu d’accueil. Dans le cadre de son projet, le promoteur a agi et pris des moyens afin de minimiser les répercussions de son projet sur les citoyens.

Cela explique pourquoi plus de la moitié des Malarticois interrogés par la Direction de la santé publique se sont dits peu ou pas inquiétés par les enjeux liés au bruit et à l’émission de poussières. De fait, des études d’experts ont conclu que les émissions de poussières de la mine, même après l’agrandissement, ne présentaient pas de risque pour la santé des riverains et qu’aucune fissure attribuable aux sautages n’était apparue dans des maisons témoins, en évaluation depuis deux ans. Quant au bruit, le promoteur a considérablement amélioré sa performance en investissant plus de 38 millions de dollars, depuis 2011, pour l’atténuer.

Un projet souhaité par la majorité

En 2012, une enquête révélait que 84 % des Malarticois étaient satisfaits de leur qualité de vie. De plus, 61 % d’entre eux estimaient que l’arrivée de la mine avait eu un impact positif sur cette qualité de vie. Il s’agit là d’une manifestation claire qu’il est possible de développer, au Québec, des projets miniers générateurs de richesse.

Ne tournons pas le dos aux projets d’investissement privés dans le secteur minier. Malartic est la preuve qu’il est possible de travailler au développement de projets miniers qui continueront de jouer leur rôle d’acteur économique de plusieurs régions du Québec.

À propos de Stéphane Forget, MBA, ASC
Président-directeur général

Stéphane Forget est président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec. À la FCCQ depuis 2014, il a d’abord occupé le poste de vice-président, Stratégie et affaires économiques. Auparavant à la Société de transport de Montréal (STM), il a agi à titre de directeur exécutif, Relations externes et planification stratégique ainsi qu’à titre de directeur, Coordination des dossiers stratégiques.

Précédemment, il a cumulé une vaste expérience des affaires gouvernementales et publiques, occupant diverses fonctions au sein de la Ville de Montréal, dans le monde associatif,  à la Société Radio-Canada et au gouvernement du Québec.

Il est détenteur d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal  (ESG-UQAM) et d’un certificat en droit de l’Université de Montréal. Au printemps 2019, il a obtenu la désignation d’administrateur de sociétés certifié (ASC).

Monsieur Forget est membre du Conseil et du comité exécutif de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), membre du Conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et membre du Comité consultatif du travail et de la main d’œuvre (CCTM).

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