Clé 1

Des compétences créatrices de richesse

Clé
nº 1
Des compétences créatrices de richesse

Clé
nº 2
Investir plus, investir mieux

Clé
nº 3
La technologie, moteur de productivité

Clé
nº 4
Des infrastructures nécessaires à notre développement

Clé
nº 5
Les transitions énergétiques, une opportunité autant qu'une nécessité

Clé
nº 6
Libérer l'initiative

Pour créer de la richesse, les entreprises ont besoin d’employés en nombre suffisant, dont les savoirs, savoir-faire et savoir-être correspondent aux besoins de l’économie du XXIe siècle. Voici posés les deux défis du Québec en matière de main-d’œuvre : la démographie et les compétences.

La population en âge de travailler décroît

Après des décennies d’obsession pour la création d’emplois pour les baby-boomers, le défi du Québec est maintenant de combler les besoins de main-d’œuvre des entreprises.

Pour la prochaine quinzaine d’années, notre bassin traditionnel de main-d’œuvre (les Québécois âgés de 15 à 64 ans) déclinera constamment. En 2031, il aura fondu de 100 000 personnes par rapport à 2018. Certaines régions, certains métiers sont déjà confrontés à des pénuries de travailleurs.

De nouveaux savoirs et savoir-faire

Les méthodes de production de biens et services exigent aujourd’hui une main-d’œuvre mieux qualifiée que jamais. Cette tendance s’accentuera au cours de la révolution industrielle en cours. Comme dans les révolutions industrielles passées, celle-ci va supprimer des emplois, mais aussi en créer de nouveaux, qui exigeront des compétences nouvelles.

Le Québec doit donc s’assurer qu’un nombre suffisant de travailleurs sera disponible pour permettre la croissance de notre économie et faire en sorte que ces travailleurs auront les compétences requises dans l’économie du XXIe siècle ou seront en mesure de les acquérir rapidement.

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Nos recommandations

Améliorer les compétences et faire face à la pénurie de travailleurs

Miser sur une formation qui s’adapte rapidement aux besoins actuels et futurs de l’économie du

Québec et implanter des mesures qui permettront de faire face aux enjeux de main-d’oeuvre des
entreprises.

Formation :

  • Accroître l’autonomie des institutions d’enseignements primaires et secondaires afin de développer davantage de projets pédagogiques particuliers, axés sur les compétences de base en demande sur le marché du travail contemporain.
  • Adapter les formations primaire et secondaire, d’ici 2022, pour assurer que les diplômés maîtrisent la littératie, la numératie et la littératie numérique.
  • Faciliter le passage d’étudiants d’un ordre d’enseignement à un autre dans une optique de filières professionnelles en continu.
  • Mieux coordonner les programmes similaires de formations professionnelles et collégiales.
  • Promouvoir activement les perspectives d’emploi retrouvées dans les programmes d’enseignement professionnel, collégial et universitaire.
  • Créer des bourses d’études incitatives qui favoriseront les programmes menant à des emplois les plus aux prises avec des pénuries de main-d’oeuvre.
  • Créer un Régime volontaire d’épargne pour la formation continue qui remplacera l’obligation de cotiser 1 % de la masse salariale au fonds prévu à la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’oeuvre.

Mobilité :

  • Abolir le cloisonnement régional par défaut des bassins de main-d’oeuvre, par exemple dans l’industrie de la construction.
  • Mettre en place des règles permettant la mobilité géographique et d’établissement dans les milieux de l’enseignement et de la santé, sans pénalité.
  • Bonifier la déduction fiscale pour frais de déménagement

Immigration :

  • Augmenter de 10 000 par année le nombre d’immigrants accueillis au Québec.
  • Permettre aux employeurs le recrutement direct des candidats à l’immigration ayant rempli une déclaration d’intérêt.
  • Mettre en oeuvre les recommandations du Comité interministériel sur la reconnaissance des compétences des personnes immigrantes formées à l’étranger.

Retraite :

  • Favoriser la rétention des travailleurs expérimentés sur le marché du travail en :
    • Effectuant le recensement et la publicisation des bonnes pratiques.
    • Accompagnant les entreprises dans l’adaptation de leur milieu et de leur organisation du travail.
    • Renforçant les incitatifs au report de la retraite dans le Régime de rentes du Québec, ainsi que des mesures pour inciter les employeurs à organiser le travail de manière à faciliter l’allégement de la tâche des travailleurs qui continuent à travailler après 65 ans.

Fiscalité :

  • Favoriser le travail par le déplacement d’une partie du fardeau fiscal de l’impôt sur le revenu gagné vers d’autres objets de taxation moins préjudiciables à la croissance, comme la consommation.